Bonjour à tous, voici un article paru dans les DNA ce vendredi 15 mai, sur notre jolie Alsacienne ; Cécile Ury !
La « niaque » d’une gagnante
Élève en sport-études au lycée Henry-Meck de Molsheim, Cécile Ury a choisi le triathlon en regardant les JO d’Athènes à la télévision. Chez les Ury, le sport est une affaire de famille. Michel, le papa, canicrosseur et caniVTTiste, est un ancien cycliste, fils et petit-fils de cycliste. Armelle, la maman, pratiquait la natation synchronisée. Cécile a naturellement suivi la voie.
Naturellement ? Pas tant que ça… Car sa plus belle victoire, « c’est d’abord celle d’avoir gagné sur la maladie », dit son papa. « Bébé, elle était tellement asthmatique qu’elle ne pouvait pas dormir couchée. En altitude, j’avais remarqué qu’elle ne souffrait plus. C’est pourquoi on a déménagé à Bourg-Bruche. »
Un jour, assistant à une compétition de canicross avec son papa, elle demande : « Et pourquoi pas moi ? ». Bien qu’elle ait à peine cinq ans, on l’autorise à courir : « Elle a tapé! tout le monde dans la catégorie des 7-10 ans ! ». Une passion est née. Attelée à Roc, un berger belge noir, Cécile va aligner les titres (en junior) : championne de France, d’Europe, du monde.
Un magnifique palmarès et une flopée de souvenirs. Les bagarres entre chiens, qui laissent des cicatrices aux bras et à l’âme, mais aussi les amitiés entre petits sportifs, rivaux sur la piste, copains dans la vie.
Elle se souvient d’une dernière ligne droite en montagne, au coude à coude avec deux concurrents, Gatien et Delphine : « Si l’un de nous chutait, c’était la catastrophe ! Finalement, Gatien nous a distancées sur l’arrivée, et Delphine et moi avons franchi la ligne ensemble ! Je me suis bien amusée sur ce sprint, avec les chiens qui galopaient dans la descente ! »
Néanmoins, avec les années vient la lassitude. Les JO d’Athènes sont une révélation : elle veut faire du triathlon. Ses parents l’inscrivent à la piscine de Villé, au club Trimoval (*), en sport-études.! Elle débute le vélo sous la houlette de son papa. Elle y montre un indéniable talent au point que, dans la famille, on murmure déjà que la relève est assurée. Mais Cécile préfère le triathlon et le ski de fond. Elle a également renoué, quoiqu’en dilettante, avec ses premières amours : canicross et caniVTT.
Une hygiène de vie irréprochable lui a permis de maintenir depuis l’enfance un rythme d’entraînement aussi soutenu. Ses semaines ont des allures de marathon qui pousseraient les plus motivés à jeter l’éponge.
Parfois, son père trouve qu’elle pourrait mettre un coup de collier supplémentaire. Mais même si la gagne coule dans ses veines, elle entend aussi rester une jeune fille comme les autres, qui fait ses devoirs « en rigolant avec les copains », qui, mutine, un sourire espiègle aux lèvres, avoue que plus tard, elle se verrait bien « maître-chien dans l’armée ou les pompiers… ou bien maître nageur ».
Marie Perrin (Empreinte 67)
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